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Et le projet de reconquête ? Où en est-il ?

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Le gouvernement veut relever le défi de la biodiversité

Les députés examinent à partir d’hier le projet de loi sur la biodiversité.

La discussion en séance publique du projet de loi sur la biodiversité a débuté à l’Assemblée. Son annonce remonte à septembre 2012, lors de l’ouverture de la première conférence environnementale par le chef de l’Etat. La valse des ministres de l’Ecologie – quatre depuis le début du quinquennat – et les vicissitudes du projet de loi sur la transition énergétique, toujours en débat au Parlement, ont maintes fois éclipsé cette grande loi sur la nature, la deuxième du genre.

Dégradation générale

Il faut remonter à 1976 pour trouver un équivalent à ce texte qui vise à la protection d’une faune et d’une flore nationale dont l’appauvrissement s’amplifie. Mais cette fois, il ne s’agit plus seulement de sauver telle ou telle espèce emblématique. Il faut aussi stopper la dégradation générale des milieux et les hécatombes qui s’ensuivent au sein des populations animales. « En trente ans, le nombre d’oiseaux a été divisé par deux », signale François Letourneux, ancien président du comité français de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). La France ne peut pas se permettre de l’ignorer. Elle accueille à la fin de l’année la conférence mondiale sur le climat dont le réchauffement influe négativement sur la biodiversité. Surtout, son outre-mer l’a dotée d’une des plus importantes réserves de biodiversité de la planète. Un patrimoine vert mal en point : seuls 28 % des habitats naturels sont en bon état de conservation.

Une des mesures phares du texte défendu par Ségolène Royal, la ministre de l’Ecologie, est la future Agence française de la biodiversité (AFB). Cet outil d’accompagnement des collectivités et des entreprises dans leurs actions de préservation, procédera de la réunion d’entités existantes, tels que l’Office national de l’eau et des milieux aquatiques (Onema), les parcs nationaux ou encore l’agence des aires marines protégées. Une structure qui sera forte d’environ 1.200 agents, mais qui est qualifiée d’« unijambiste » par les ONG environnementales. L’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS), qui compte un effectif équivalent, échappe à la fusion. De l’avis des associations, qui dénoncent une manoeuvre du lobby des chasseurs, cette omission revient à priver la future agence de la moitié des moyens nécessaires à l’accomplissement de ses missions. Soucieuse de calmer le jeu à la veille des débats, Ségolène Royal a annoncé, en plus des 225 millions de crédits de fonctionnement de l’agence, « 60 millions d’euros parmi les investissements d’avenir pour financer des projets centrés autour de l’eau et de la biodiversité ».

JLB – Résumé d’articles de presse.

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